Organisé par Le Chabada et Radical Production (Lic. 144109) en accord avec The Reverberation Appreciation Society (Austin - Texas)
Levitation France
Au Quai, Cale de la Savatte, Angers
vendredi 15 septembre 2017
& SAMEDI 16 SEPTEMBRE 2017
17:00
- 02:00
PASS 2 JOURS : 53€
PASS 2 JOURS CARTE CHABADA : 48€


Tarifs valables au Chabada et sur notre billetterie en ligne. Susceptibles d'être majorés par d'autres points de vente.
festival

Il y a 5 ans, Levitation France était lancé sur un coup de tête et un coup de cœur. La venue de The Black Angels à Angers, ville à la tradition rock jumelée à sa cousine d’Amérique Austin, avait donné une idée à Radical Production et au Chabada, salle de concerts qui allait accueillir le festival : offrir une déclinaison française au Austin Psych fest (devenu Levitation avec le temps), célébration de la culture psychédélique née dans le giron du groupe américain et de leur label Reverberation Appreciation Society.

D’années en années, le festival français a pris de l’ampleur et s’est affirmé comme un des évènements indie rock majeurs et prescripteurs dans le paysage français et européen, accueillant des artistes tels que The Melvins, La Femme, Thee Oh Sees, Dead Meadow, The Limiñanas, Melody’s Echo Chamber, Silver Apples, Wire, Sonic Boom ou Kadavar. En quatre éditions, Levitation a ainsi donné à voir et fêter la culture psychédélique au sens large, conjuguant les énergies et les savoirs-faire d’une équipe franco-américaine et conviant un public chaque année plus nombreux et international.

Comme l’an passé, Levitation France s’installera en 2017 pour deux jours dans le magnifique écrin du Théâtre du Quai à Angers, dans deux salles.

Pour fêter ses 5 ans, le festival convie ceux par qui tout a commencé, The Black Angels forts d’un nouvel album impressionnant : “Death Song“. La deuxième tête d’affiche est anglaise : Slowdive, groupe fondateur du son shoegaze, jouera pour la première fois à Angers, revisitant son répertoire culte et les morceaux de son nouvel album, le premier en 22 ans. À leurs côtés, Levitation France convoque à nouveau un panorama événement des musiques psychédéliques, au sens large du terme. Du rock’n roll bruyant japonais (Acid Mothers Temple, Bo Ningen) au garage (CFM, Le Villejuif Underground) en passant par la pop (Petite Fantôme, Beach Fossils), la musique électronique à tête chercheuse (Forest Swords), le rock aux influences sixties (Elephant Stone, The Holydrug Couple) et eighties (The KVB) ou encore des projets ouverts sur des influences mondiales (Group Doueh & Cheveu, Moon Gogo)…

L’édition 2017 de LEVITATION FRANCE s’annonce déjà immanquable.
Malheureusement, Kikagaku Moyo, initialement annoncé, est contraint d’annuler sa venue.

Nous annoncerons rapidement la suite et fin de la programmation avec la répartition des groupes jour par jour et la mise en vente des places 1 jour.

THE BLACK ANGELS (US)
La venue de The Black Angels pour les 5 ans de Levitation France est forcément quelque chose de spécial. Fondateurs du Austin Psych Fest devenu Levitation avec le temps, c’est leur venue à Angers qui a signé l’acte de naissance de notre festival. Pionnier du retour en grâce du rock psyché, The Black Angels écrit une nouvelle page de la musique à guitares tout simplement. “Death Song” leur nouvel album prévu pour le 21 avril titille des influences plus lourdes. Composé en pleine campagne électorale américaine, ce disque est celui d’un groupe en prise avec la violence du monde qui l’entoure et à laquelle il répond par ce qu’il sait faire de mieux: des morceaux à l’électricité puissante et vengeresse.

SLOWDIVE (GB)
Formation à part de la scène anglaise de la fin des années 80, Slowdive est un des groupes fondateurs du son shoegaze. Le quatuor avide de découvertes a su incorporer des éléments très divers dans sa musique : du dub à la techno en passant par l’ambient et la noise. Etrillé par la presse anglaise, le groupe s’est séparé malgré le magnifique “Souvlaki” qui bénéficia des collaborations avec Brian Eno et un dernier album plus électronique.  Redécouvert au cours du temps par un public passionné qui en fit une formation culte, Slowdive s’est reformé pour quelques concerts en 2014. Galvanisé par un retour triomphal, Slowdive s’est attelé à un nouveau disque à sortir en mai 2017. On y retrouve tout le savoir faire des morceaux du groupe anglais avec une touche moderne et inspirée.

FOREST SWORDS (GB)
Matthew Barnes construit depuis quelques années une des oeuvres les plus denses et atypiques de la musique électronique anglaise. Lancé par le label Tri-Angle Records, Forest Swords a atteint une maturité impressionnante avec “Compassion” sorti par Ninja Tune. Quelque part entre la puissance évocatrice de Massive Attack et le dub historique de Lee Scratch Perry, le producteur anglais se nourrit également de musiques de films et de l’œuvre du grand Ennio Morricone. Un objet sonore unique et passionnant.

BEACH FOSSILS (US)
Les Américains de Beach Fossils ont l’air bien décidé à confirmer les espoirs placés en eux avec “Somersault” sorti sur le label monté par leur leader Justin Payser. Entre dream pop américaine et indie pop anglaise, le groupe s’autorise quelques passages orchestraux du plus bel effet. Un talent mélodique qui séduit et les place dans la catégorie des songwriters hors pairs capables de composer de petites pépites intemporelles.

GROUP DOUEH & CHEVEU (MA, FR)
Mine de rien Cheveu est en train de devenir un des groupes les plus libres de notre hexagone. Capable de titiller l’opéra, le synth punk ou redonner un coup de fouet à la “chanson française”, on n’attendait pas trop le trio au milieu du Sahara. C’est pourtant là qu’ils ont enregistré un de leurs meilleurs disques (le meilleur?) en compagnie du guitar hero Doueh et de ses musiciens. Au moment où les débats sur l’appropriation culturelle sont légion (et justifiés), ce disque collaboratif explose les frontières, les esthétiques et ramène la musique à sa fonction première: la transe et la danse.

BLACK DEVIL DISCO CLUB (FR)
Space disco : ce terme a probablement dû être inventé pour décrire l’oeuvre protéiforme du Français Bernard Fèvre, qui sort des albums sous le nom Black Devil Disco Club depuis 1978. Redécouvert en 2004 grâce à Aphex Twin qui réédite son 1er EP en 2004 sur son label Rephlex et samplé par The Chemical Brothers, le travail du producteur français a toujours fait preuve d’une créativité débordante. Ses premiers albums réédités récemment restent des oeuvres intemporelles qui influencent encore toute la jeune garde de la musique électronique. Un véritable pionnier !

ACID MOTHERS TEMPLE (JP)
Collectif formé en 1995 au Japon, Acid Mothers Temple est une troupe dont la folie traverse les décennies. Porté par la volonté initiale de créer une musique voyageuse influencée par le kraut rock et Stockhausen, le groupe est connu pour ses prestations scéniques intenses qui donnent un impact démentiel à leur répertoire cosmique. Avec le temps, Acid Mothers Temple a cultivé une certaine théâtralité qui est devenue une des marques de fabrique du groupe. La transe et la quête d’un ailleurs soniques ne sont jamais très loin.

THE KVB (GB)
Duo fondé en Angleterre, The KVB continue un parcours sans faute. Passé par différents labels (Beko, Minimal Wave), le groupe accède à une reconnaissance publique grâce à sa signature sur A Records, le label d’Anton Newcombe (Brian Jonestown Massacre). C’est chez Invada, label de Geoff Barrow, qu’est sorti récemment “The Fixation/White Walls”, nouvel EP qui fait toujours la part belle aux climats sombres et synthétiques, pétris d’influences cold wave et kraut. En live, The KVB prend des allures de véritable projet multimédia aux visuels impressionnants.

BO NINGEN (JP)
Quand Bo Ningen est apparu sur la carte mondiale de la musique, l’excitation a été immédiate. “Faust meets Fugazi” ou “Can Meets Kraftwerk”, la barre était placée très haute. Et les années passant, le quatuor japonais n’a pas déçu. Étonnante fusion d’influences électriques et psychédéliques, la musique de Bo Ningen prend en live des allures de messe noire, presque tribale qui vient même titiller l’héritage de Funkadelic.

PETIT FANTÔME (FR)
Petit Fantôme est le projet de Pierre Loustaunau, aperçu au sein des Crâne Angels ou des Atlas Mountains. Sa mixtape “Stave” parue en 2013 et son élégante pop indie a annoncé la vague d’une certaine musique chantée en français qui allait déferler dans les années suivantes. Petit Fantôme jette un pont avec talent entre la musique psychédélique anglo-saxonne et une science du songwriting et des arrangements typiquement hexagonale.

ULRIKA SPACEK (GB / ALL)
Si le duo à l’origine de Ulrika Spacek est anglais c’est à Berlin qu’il décide de s’associer pour former un nouveau groupe. Marqué par l’empreinte de Tame Impala et de Radiohead, Ulrika Spacek n’hésite pas à aller trifouiller du côté de l’électricité noire de The Warlocks ou Black Rebel Motorcycle Club. La jeune formation est devenue grâce à “The Album Paranoia” un des fers de lance de la nouvelle scène rock’n roll européenne.

THE HOLYDRUG COUPLE (CHILI)
Dernier rejeton en date d’une scène sud américaine aussi diverse que talentueuse, le duo The Holydrug Couple vient du Chili et a séduit rapidement le label de Brooklyn Sacred Bones. Le groupe formé autour d’une passion commune pour le LSD et le Velvet Underground, s’est fait connaître grâce à “Soundtrack for Pantanal”, BO d’un film imaginaire. Quelque part entre pop 60’s, vision fantasmée du rock psyché et amours baroques, la musique des Chiliens trouve un chemin de traverse qui lui est propre.

COSMONAUTS (US)
Trop psychédéliques pour être punk et trop punks pour être psychédéliques ? C’est en tous cas ce que clament les Californiens de Cosmonauts. Ce qui ne les empêche pas de séduire un public toujours plus nombreux avec leur mix savamment dosé de shoegaze, surf music et punk 80’s. Découvert par Burger Records, le groupe a ouvert récemment pour Slowdive et The Pixies, des associations somme toute logiques.

CFM (US)
Charles Moothart, l’homme derrière CFM est né avec une guitare dans les mains ou presque. Collaborateur de Ty Segall (au sein de son groupe ou de Fuzz) et de Mikal Cronin, le Californien joue en solo un garage punk épileptique débité pied au plancher. On retrouve dans ses morceaux courts et efficaces l’influence des Stooges comme de la lourdeur hypnotique de Black Sabbath. Une réussite soutenue par l’indétrônable label In The Red.

ELEPHANT STONE (CAN)
Formé en 2009 à Montréal, Elephant Stone est le projet de Rishi Dir, musicien ayant collaboré avec une liste impressionnante d’artistes (Beck, The Black Angels, The Horrors, Brian Jonestown Massacre). Construite sur un équilibre efficace entre guitare et sitar, la musique du trio canadien renoue avec un certain âge d’or 60’s tout en assumant une production puissante et contemporaine. Un melting pot parfaitement dosé et très réussi.

VILLEJUIF UNDERGROUND (FR)
Iconoclaste formation née en banlieue parisienne, le Villejuif Underground fait souffler un vent d’une fraîcheur inouïe sur la scène garage actuelle. Mené par le crooner lofi Nathan Roche, Australien exilé en France et hébergé dans le cabanon de jardin des autres membres, le groupe se moque de tout et en premier lieu de lui-même sur fond de pop crade et de rock bancal. Une découverte que l’on doit bien sûr au label Born Bad qui pour ses 10 ans s’offre une jolie cure de jouvence.

MOON GOGO (FR)
Moon Gogo c’est le nouveau projet du musicien culte Federico Pellegrini (Little Rabbits, French Cowboy) accompagné de E’Joung-Ju, joueuse émérite de geomungo, instrument traditionnel coréen à six cordes. Ensemble ils développent une musique aride et suave, minimale et prenante, à la croisée des chemins punk et de la musique traditionnelle. Le duo parle de “psychédélisme de chambre” à propos de sa propre musique, difficile de faire plus parlant en effet !

Visuel © Gaspard Le Quiniou / Arrache-toi un œil!

MEDIAS

Il y a 5 ans, Levitation France était lancé sur un coup de tête et un coup de cœur. La venue de The Black Angels à Angers, ville à la tradition rock jumelée à sa cousine d’Amérique Austin, avait donné une idée à Radical Production et au Chabada, salle de concerts qui allait accueillir le festival : offrir une déclinaison française au Austin Psych fest (devenu Levitation avec le temps), célébration de la culture psychédélique née dans le giron du groupe américain et de leur label Reverberation Appreciation Society.

D’années en années, le festival français a pris de l’ampleur et s’est affirmé comme un des évènements indie rock majeurs et prescripteurs dans le paysage français et européen, accueillant des artistes tels que The Melvins, La Femme, Thee Oh Sees, Dead Meadow, The Limiñanas, Melody’s Echo Chamber, Silver Apples, Wire, Sonic Boom ou Kadavar. En quatre éditions, Levitation a ainsi donné à voir et fêter la culture psychédélique au sens large, conjuguant les énergies et les savoirs-faire d’une équipe franco-américaine et conviant un public chaque année plus nombreux et international.

Comme l’an passé, Levitation France s’installera en 2017 pour deux jours dans le magnifique écrin du Théâtre du Quai à Angers, dans deux salles.

Pour fêter ses 5 ans, le festival convie ceux par qui tout a commencé, The Black Angels forts d’un nouvel album impressionnant : “Death Song“. La deuxième tête d’affiche est anglaise : Slowdive, groupe fondateur du son shoegaze, jouera pour la première fois à Angers, revisitant son répertoire culte et les morceaux de son nouvel album, le premier en 22 ans. À leurs côtés, Levitation France convoque à nouveau un panorama événement des musiques psychédéliques, au sens large du terme. Du rock’n roll bruyant japonais (Acid Mothers Temple, Bo Ningen) au garage (CFM, Le Villejuif Underground) en passant par la pop (Petite Fantôme, Beach Fossils), la musique électronique à tête chercheuse (Forest Swords), le rock aux influences sixties (Elephant Stone, The Holydrug Couple) et eighties (The KVB) ou encore des projets ouverts sur des influences mondiales (Group Doueh & Cheveu, Moon Gogo)…

L’édition 2017 de LEVITATION FRANCE s’annonce déjà immanquable.
Malheureusement, Kikagaku Moyo, initialement annoncé, est contraint d’annuler sa venue.

Nous annoncerons rapidement la suite et fin de la programmation avec la répartition des groupes jour par jour et la mise en vente des places 1 jour.

THE BLACK ANGELS (US)
La venue de The Black Angels pour les 5 ans de Levitation France est forcément quelque chose de spécial. Fondateurs du Austin Psych Fest devenu Levitation avec le temps, c’est leur venue à Angers qui a signé l’acte de naissance de notre festival. Pionnier du retour en grâce du rock psyché, The Black Angels écrit une nouvelle page de la musique à guitares tout simplement. “Death Song” leur nouvel album prévu pour le 21 avril titille des influences plus lourdes. Composé en pleine campagne électorale américaine, ce disque est celui d’un groupe en prise avec la violence du monde qui l’entoure et à laquelle il répond par ce qu’il sait faire de mieux: des morceaux à l’électricité puissante et vengeresse.

SLOWDIVE (GB)
Formation à part de la scène anglaise de la fin des années 80, Slowdive est un des groupes fondateurs du son shoegaze. Le quatuor avide de découvertes a su incorporer des éléments très divers dans sa musique : du dub à la techno en passant par l’ambient et la noise. Etrillé par la presse anglaise, le groupe s’est séparé malgré le magnifique “Souvlaki” qui bénéficia des collaborations avec Brian Eno et un dernier album plus électronique.  Redécouvert au cours du temps par un public passionné qui en fit une formation culte, Slowdive s’est reformé pour quelques concerts en 2014. Galvanisé par un retour triomphal, Slowdive s’est attelé à un nouveau disque à sortir en mai 2017. On y retrouve tout le savoir faire des morceaux du groupe anglais avec une touche moderne et inspirée.

FOREST SWORDS (GB)
Matthew Barnes construit depuis quelques années une des oeuvres les plus denses et atypiques de la musique électronique anglaise. Lancé par le label Tri-Angle Records, Forest Swords a atteint une maturité impressionnante avec “Compassion” sorti par Ninja Tune. Quelque part entre la puissance évocatrice de Massive Attack et le dub historique de Lee Scratch Perry, le producteur anglais se nourrit également de musiques de films et de l’œuvre du grand Ennio Morricone. Un objet sonore unique et passionnant.

BEACH FOSSILS (US)
Les Américains de Beach Fossils ont l’air bien décidé à confirmer les espoirs placés en eux avec “Somersault” sorti sur le label monté par leur leader Justin Payser. Entre dream pop américaine et indie pop anglaise, le groupe s’autorise quelques passages orchestraux du plus bel effet. Un talent mélodique qui séduit et les place dans la catégorie des songwriters hors pairs capables de composer de petites pépites intemporelles.

GROUP DOUEH & CHEVEU (MA, FR)
Mine de rien Cheveu est en train de devenir un des groupes les plus libres de notre hexagone. Capable de titiller l’opéra, le synth punk ou redonner un coup de fouet à la “chanson française”, on n’attendait pas trop le trio au milieu du Sahara. C’est pourtant là qu’ils ont enregistré un de leurs meilleurs disques (le meilleur?) en compagnie du guitar hero Doueh et de ses musiciens. Au moment où les débats sur l’appropriation culturelle sont légion (et justifiés), ce disque collaboratif explose les frontières, les esthétiques et ramène la musique à sa fonction première: la transe et la danse.

BLACK DEVIL DISCO CLUB (FR)
Space disco : ce terme a probablement dû être inventé pour décrire l’oeuvre protéiforme du Français Bernard Fèvre, qui sort des albums sous le nom Black Devil Disco Club depuis 1978. Redécouvert en 2004 grâce à Aphex Twin qui réédite son 1er EP en 2004 sur son label Rephlex et samplé par The Chemical Brothers, le travail du producteur français a toujours fait preuve d’une créativité débordante. Ses premiers albums réédités récemment restent des oeuvres intemporelles qui influencent encore toute la jeune garde de la musique électronique. Un véritable pionnier !

ACID MOTHERS TEMPLE (JP)
Collectif formé en 1995 au Japon, Acid Mothers Temple est une troupe dont la folie traverse les décennies. Porté par la volonté initiale de créer une musique voyageuse influencée par le kraut rock et Stockhausen, le groupe est connu pour ses prestations scéniques intenses qui donnent un impact démentiel à leur répertoire cosmique. Avec le temps, Acid Mothers Temple a cultivé une certaine théâtralité qui est devenue une des marques de fabrique du groupe. La transe et la quête d’un ailleurs soniques ne sont jamais très loin.

THE KVB (GB)
Duo fondé en Angleterre, The KVB continue un parcours sans faute. Passé par différents labels (Beko, Minimal Wave), le groupe accède à une reconnaissance publique grâce à sa signature sur A Records, le label d’Anton Newcombe (Brian Jonestown Massacre). C’est chez Invada, label de Geoff Barrow, qu’est sorti récemment “The Fixation/White Walls”, nouvel EP qui fait toujours la part belle aux climats sombres et synthétiques, pétris d’influences cold wave et kraut. En live, The KVB prend des allures de véritable projet multimédia aux visuels impressionnants.

BO NINGEN (JP)
Quand Bo Ningen est apparu sur la carte mondiale de la musique, l’excitation a été immédiate. “Faust meets Fugazi” ou “Can Meets Kraftwerk”, la barre était placée très haute. Et les années passant, le quatuor japonais n’a pas déçu. Étonnante fusion d’influences électriques et psychédéliques, la musique de Bo Ningen prend en live des allures de messe noire, presque tribale qui vient même titiller l’héritage de Funkadelic.

PETIT FANTÔME (FR)
Petit Fantôme est le projet de Pierre Loustaunau, aperçu au sein des Crâne Angels ou des Atlas Mountains. Sa mixtape “Stave” parue en 2013 et son élégante pop indie a annoncé la vague d’une certaine musique chantée en français qui allait déferler dans les années suivantes. Petit Fantôme jette un pont avec talent entre la musique psychédélique anglo-saxonne et une science du songwriting et des arrangements typiquement hexagonale.

ULRIKA SPACEK (GB / ALL)
Si le duo à l’origine de Ulrika Spacek est anglais c’est à Berlin qu’il décide de s’associer pour former un nouveau groupe. Marqué par l’empreinte de Tame Impala et de Radiohead, Ulrika Spacek n’hésite pas à aller trifouiller du côté de l’électricité noire de The Warlocks ou Black Rebel Motorcycle Club. La jeune formation est devenue grâce à “The Album Paranoia” un des fers de lance de la nouvelle scène rock’n roll européenne.

THE HOLYDRUG COUPLE (CHILI)
Dernier rejeton en date d’une scène sud américaine aussi diverse que talentueuse, le duo The Holydrug Couple vient du Chili et a séduit rapidement le label de Brooklyn Sacred Bones. Le groupe formé autour d’une passion commune pour le LSD et le Velvet Underground, s’est fait connaître grâce à “Soundtrack for Pantanal”, BO d’un film imaginaire. Quelque part entre pop 60’s, vision fantasmée du rock psyché et amours baroques, la musique des Chiliens trouve un chemin de traverse qui lui est propre.

COSMONAUTS (US)
Trop psychédéliques pour être punk et trop punks pour être psychédéliques ? C’est en tous cas ce que clament les Californiens de Cosmonauts. Ce qui ne les empêche pas de séduire un public toujours plus nombreux avec leur mix savamment dosé de shoegaze, surf music et punk 80’s. Découvert par Burger Records, le groupe a ouvert récemment pour Slowdive et The Pixies, des associations somme toute logiques.

CFM (US)
Charles Moothart, l’homme derrière CFM est né avec une guitare dans les mains ou presque. Collaborateur de Ty Segall (au sein de son groupe ou de Fuzz) et de Mikal Cronin, le Californien joue en solo un garage punk épileptique débité pied au plancher. On retrouve dans ses morceaux courts et efficaces l’influence des Stooges comme de la lourdeur hypnotique de Black Sabbath. Une réussite soutenue par l’indétrônable label In The Red.

ELEPHANT STONE (CAN)
Formé en 2009 à Montréal, Elephant Stone est le projet de Rishi Dir, musicien ayant collaboré avec une liste impressionnante d’artistes (Beck, The Black Angels, The Horrors, Brian Jonestown Massacre). Construite sur un équilibre efficace entre guitare et sitar, la musique du trio canadien renoue avec un certain âge d’or 60’s tout en assumant une production puissante et contemporaine. Un melting pot parfaitement dosé et très réussi.

VILLEJUIF UNDERGROUND (FR)
Iconoclaste formation née en banlieue parisienne, le Villejuif Underground fait souffler un vent d’une fraîcheur inouïe sur la scène garage actuelle. Mené par le crooner lofi Nathan Roche, Australien exilé en France et hébergé dans le cabanon de jardin des autres membres, le groupe se moque de tout et en premier lieu de lui-même sur fond de pop crade et de rock bancal. Une découverte que l’on doit bien sûr au label Born Bad qui pour ses 10 ans s’offre une jolie cure de jouvence.

MOON GOGO (FR)
Moon Gogo c’est le nouveau projet du musicien culte Federico Pellegrini (Little Rabbits, French Cowboy) accompagné de E’Joung-Ju, joueuse émérite de geomungo, instrument traditionnel coréen à six cordes. Ensemble ils développent une musique aride et suave, minimale et prenante, à la croisée des chemins punk et de la musique traditionnelle. Le duo parle de “psychédélisme de chambre” à propos de sa propre musique, difficile de faire plus parlant en effet !

Visuel © Gaspard Le Quiniou / Arrache-toi un œil!