
Ces types-là ne respectent rien. Regardez ce qu’ils font de la jolie ligne de basse du « Stand By Me » de Ben E. King (samplée ici dans « Brisefer »). Bon, ok, le résultat déboîte grave, mais quand même. Dans quel monde vit-on ? Une chose est sûre, les deux MC’s Tomawok (ex-Zetlaskars) et Mister Flow (ex-Carc[H]arias), backés par DJ K-Ass, ne sont pas les partenaires idéaux pour votre partie de bridge du samedi après-midi avec vos amis UMP. Les trois Urban Poizon équarrissent plutôt à grands coups de tatanes leurs influences hip hop hardcore, drum’n’bass, ragga-dancehall et grime pour donner naissance à un album qui porte bien son nom. « Hostile », Urban Poizon l’est à peu près à tout, mais si le fond est donc déjà un peu entendu, la forme quant à elle est sacrément efficace. Le groupe a ainsi fait appel aux potes (Koni de Nouvel R, DJ Achaiss) pour les instrus et ça tabasse bien comme il faut. Grosses déferlantes d’infra-basses et pilonnage de breakbeats sont au menus. Rajoutez une flopée d’invités classos derrière le micro (le vétéran américain Chip-Fu de Fu-Schnikens, Geni-K de Nouvel R, et même la légende du reggae Max Roméo pour un petit clin d’œil fumeux) et vous obtenez un bon gros coup de boule rapologique. Pas super fin mais radical.