Ciné concert // Début du ciné-concert 23h (ouverture des portes 22h30) // Fermeture des portes 2h
Création, co-organisée avec le Festival Premiers Plans et le Chabada
Des navettes gratuites Keolis circuleront toutes les 30 minutes / Arrêts : Gare SNCF – place Lorraine – Centre de Congrès, bd Carnot – Place François Mitterrand – Chabada / Premier passage navette à la gare à 22h00 – dernier départ du Chabada à 2h15
Le groupe : Zenzile
Après quinze ans de carrière, huit albums, cinq maxis, et des centaines de concerts sur plusieurs continents, Zenzile est toujours aussi avide de nouveaux défis, de nouvelles expériences.
Son parcours sinueux nous en a maintes fois donné la preuve : plutôt que de s’enfermer dans une chapelle musicale précise et fatalement réductrice, le quintette angevin a en effet toujours préféré se concentrer sur un son ample et chaleureux –devenu depuis une véritable marque de fabrique– avec une basse qui emporte tout sur son passage et des guitares qui s’envolent. Depuis ses débuts, Zenzile s’amuse ainsi avec les mêmes ingrédients (post punk, dub, folk, rock planant, soul jazz…) tout en variant savamment les dosages à chaque nouveau disque pour donner sa saveur finale à telle ou telle sortie.
Le dernier album en date, « Pawn Shop » (Yotanka / Discograph), est sans doute le plus pop de son histoire puisque la grande majorité des titres est chantée par les vieux complices, la poétesse Jamika Ajalon et le frontman de Warehouse, David Alderman.
Pour ce ciné-concert événementiel, Zenzile revient pourtant à ses premières amours entièrement instrumentales. De l’expressionnisme esthétique du « Cabinet du Docteur Caligari » au dub minimal à la Rhythm&Sound, Zenzile risque bien de réunifier une seconde fois deux Allemagnes, celle du passé et du futur.
Le film : Le Cabinet du Docteur Caligari
En 1919, au sortir d’une première guerre mondiale meurtrière, le réalisateur allemand Robert Wiene livre ce qui restera son chef d’œuvre à la postérité : « Le Cabinet du Docteur Caligari ».
Véritable pierre angulaire du mouvement expressionniste (avant même les œuvres de Fritz Lang et Friedrich W. Murnau), ce film muet en noir et blanc ouvrira de nouveaux horizons –tant sur le fond que sur la forme- au cinéma du siècle à venir. Ce thriller psychologique avant l’heure pose en effet les fondations sur lesquelles se construiront des films comme « Usual Suspects », « Sixième Sens » ou « Memento » quelque quatre-vingts ans plus tard.
Vous l’aurez compris, « Le Cabinet du Docteur Caligari » questionne le réel, la folie, l’autre, le moi, et la perception qu’on en a, le tout enrobé d’un esthétisme gothique dont s’est aussi largement inspiré Tim Burton.
Le ciné-concert :
Zenzile, revenu à une formation instrumentale pour l’occasion, se réappropriera musicalement ce chef d’œuvre du cinéma expressionniste. Vincent Erdeven (claviers/guitares) annonce la couleur : « Dans notre travail habituel avec Zenzile, on cherche en résumé à écrire les meilleures chansons à jouer tous ensemble. Ici, la démarche sera très différente, presque opposée. On ne sera pas là pour écrire des chansons, mais pour illustrer de manière sonore une trame et un timing qui ne sont pas de notre fait. On cherchera donc probablement davantage quelque chose qui tende vers une certaine idée de transe, avec des parties en solo, en binôme, et peut-être quelques silences aussi pour obtenir quelque chose de spatial, un équilibre instable… Le film est d’un esthétisme saisissant et l’intrigue est vraiment bien ficelée. On va devoir accompagner ce climax. »
“Le Cabinet du Docteur Caligari” par Zenzile est une coproduction Premiers Plans - Le Chabada, créée dans le cadre d’une résidence.

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Le Cabinet du Docteur Caligari / © DR