Sorti d’abord en autoproduction en CD, ce second album d’Ichabod Crane ressort aujourd’hui en vinyle grâce au label choletais High Command (voir interview). Les Nantais y affinent encore davantage leur propos. Si l’accent un peu trop franchouillard peut parfois gêner l’écoute, leur art de la mélodie dyslexique renvoie immédiatement aux disques des Pixies, Pavement ou Television qui ne doivent pas manquer sur les étagères de leur discothèque personnelle. A l’instar de ses compatriotes Papier Tigre, Room 204 ou Fordamage, Ichabod Crane privilégie aussi un son rêche, directement inspiré des scènes indie punk de Chicago et Whashington DC. Mais le groupe apporte son petit plus grâce à ses velléités cinématographiques comme le prouve ce touchant « Intimacy » et ses cuivres qu’on aurait bien entendus dans « Arizona Dream » par exemple. Le fréquent recours aux chœurs sur des refrains contagieux laisse penser que leurs prestations scéniques doivent tout emporter sur leur passage. Réponse le 14 Mai prochain à Echemiré…
Kalcha
