Bon, autant vous le dire franchement… Parce que vous allez vous en rendre compte tout seul en écoutant ce maxi de toute façon. Voilà, Benouzz ressemble à s’y méprendre à un projet solo de Pierrot de La Ruda. C’est dit. Dans les thèmes abordés, dans les mélodies de chant, dans l’ambiance musicale. D’ailleurs, ça y ressemble tellement que Benouzz a dû se dire qu’il avait aussi vite fait d’inviter Pierrot sur un titre (« Gaston »). Au moins, c’est assumé. Et puis il y a plus grave dans la vie, vous me direz. Surtout que ces trois morceaux se laissent plutôt bien écouter. Surtout à l’apéro avec un p’tit verre de vin de pays. Enregistré par Gilles Théolier (sonorisateur de… La Ruda), ce disque trouvera donc une place de choix chez les amateurs de la reconversion swing de l’orchestre angevin. Les fans de Manu Chao seraient aussi bien avisés d’y jeter une oreille (« Au Troquet »). Benouzz devra donc se trouver une identité propre et s’éloigner de ses influences trop évidentes (les deux précités, Pigalle et sans doute beaucoup d’autres punks acoustiques…) pour exister en tant que tel. Mais sa plume malicieuse et son joli brin de voix ne lui interdisent pas de réussir. A suivre dans les mois qui viennent…
Kalcha
