
Les fans de metal plus pointus que votre serviteur trouveraient très certainement des analogies plus pertinentes mais on n’imagine quand même ne pas avoir tout faux en affirmant qu’Arcania a dû user les vieux albums de Metallica (disons jusqu’au « Black Album »). Bien sûr, la voix du chanteur rappelle tant celle de James Hetfield que c’est difficile de ne pas penser aux Californiens multimillionnaires. Mais il n’y a pas que ça. Les trasheurs angevins cultivent le même art du solo éjaculatoire, la même passion de la fausse balade, le même sens du break qui stop net, le même talent du refrain qui s’incruste. Qui plus est, les loustics ont fait les choses en grand : le disque est enregistré au Dome Studio par David Potvin (One-Way Mirror, Lyzanxia...) et masterisé par le Suédois Peter In de Betou (Dimmu Borgir, Arch Enemy, Messhuggah, Opeth...). Donc autant dire que le son bute. Bref, Arcania aura les qualités de ses défauts, et vice versa. On pourra leur reprocher d’être trop similaire aux Four Hosrsemen. Ou au contraire être ravi de réécouter un genre que ses meilleurs ambassadeurs négligent depuis trop longtemps. Par ici, le choix est fait depuis belle lurette… Dix ans après leurs débuts et des aléas de la vie qui n’auront pas vraiment épargné le groupe, Arcania peut être fier de son premier véritable album.
Kalcha