Si on vous dit qu’un des groupes les plus prometteurs du métal français vit à Cholet, vous le croiriez ? Vous devriez le cas contraire écouter « Le vide est forme » d’Abysse pour vous en convaincre. Impressionnants de maturité et de technique, ces gamins (z’ont 20 ans à tout casser) ont pondu deux monuments de post-hardcore progressif de plus de dix minutes chacun. Entièrement instrumentale, la musique d’Abysse a quasiment la lourdeur, la noirceur et la puissance de pontes internationaux comme Neurosis, Tool ou Cult Of Luna. « Abysse Déviance » est une longue montée martiale qui explose dans un déluge de batterie, sans jamais sonner démonstration technique sans vie. « One Last Breath » se la joue plus mélodique avant de hacher l’auditeur menu avec des riffs accrocheurs comme on n’en avait plus guère entendus depuis la grande époque de Metallica (période « Ride The Lightening », etc.). Produit par David Potvin (Lyzanxia, One-Way Mirror), ce court album laisse en tout cas rêveur sur le potentiel du quatuor.
Kalcha
