Cette 16ème soirée d’ouverture est centrée sur un invité de marque, le déjà mythique Dj anglais Gilles Peterson, spécialiste du groove soul et nu-jazz (“Worldwide Radio Show“ diffusé sur Nova en France). Sa présence est intimement liée à celle de son ami Dj Rémy Kolpa Kopoul, bien connu des Angevins. Ils seront donc tous les deux sur scène pour un “Worldwide vs Latino del futuro“ (du nom de la dernière compilation de RKK). En ouverture, le retour du groove nu jazz des Angevins de Sweetback à l’occasion de la sortie de leur second album. Leur son et leur pulse s’est étoffé et nous rappelle le meilleur de Morphine. En fin de soirée, la très jeune nouvelle scène électro angevine nous proposera sa vison du groove. Avec Jaffinson, qui sort un premier maxi (FTW) en Live, puis Dead Souls (premier maxi chez Eikyou rec.).
À la recherche du beat parfait ! = "Searching for the perfect beat !"
C’est le slogan de Gilles Peterson et une variante d’un morceau d’Afrika Bambaataa : "Looking for the perfect beat !"
On ne compte plus le nombre d’artistes que le journaliste/Dj anglais Gilles Peterson nous aura fait découvrir depuis une bonne quinzaine d’années, que ce soit au travers de ses labels (Acid Jazz, Talking Loud, Brownswood…), de son émission « Worldwide » diffusée sur les radios du monde entier (sur Radio Nova en France) ou par ses innombrables compilations archi-pointues dans les styles de musique les plus variés. Galliano, Jamiroquaï, Urban Species, Roni Size, The Cinematic Orchestra, José James et tant d’autres ont tous connu le succès après l’adoubement du bonhomme. Spécialiste de la galette qui groove, Gilles Peterson aura toutefois ce soir un adversaire de taille derrière les platines en la personne de Rémy Kolpa Kopoul, son vieux complice de Radio Nova.
www.gillespetersonworldwide.com
Rémy Kolpa Kopoul, voix historique de Radio Nova et DJ selector des tempos chauds, est depuis fort longtemps un habitué du Chabada, coté scène. Le public l’a littéralement plébiscité lors de sa dernière prestation dans la cadre de la fête des 10 ans de Nova à Angers. Spécialiste de mix latino à partir de salsa, de cumbia, de latin jazz, il construit des cross over avec des sons hip hop, dub, house, drum n bass, reggae, trip hop, broken beat. “Latino del futuro”, sa dernière compilation, redessine une carte de l’Amérique hispanique, largement extensible, de la Caraïbe à la Cordillère des Andes, en passant par le Rio Bravo. RKK est ici en terrain ami !
Sweetback est une rencontre de trois types hantés par les expériences libertaires et contestataires de John Coltrane, Charles Mingus et Elvin Jones, et par ailleurs déjà très occupés à souffler dans Zenzile, à se tuer les doigts dans Lo’Jo et à percer des peaux dans plusieurs formations rock à Angers. Vous comprenez maintenant pourquoi il leur aura fallu tant d’années avant de pouvoir trouver le temps d’enregistrer une suite à un premier disque "Amok" sorti il y a presque 10 ans.
Malgré ce que leurs instruments pourraient laisser croire, Raggy (sax), Kham (contrebasse) et Mehdi (batterie) ne jouent pas du tout du jazz. En tout cas pas de ce jazz ronronnant et bedonnant qui a depuis longtemps oublié ses racines sauvages. Les trois hommes, eux, n’ont pas oublié d’où ils viennent : ils n’ont pas oublié l’effet ressenti en découvrant pour la première fois les brûlots de Fugazi, Red Snapper ou Morphine. Et leur musique a à la fois la tension punk des premiers, le groove des seconds et la classe irradiante des troisièmes.
Petit orchestre cinématique à lui tout seul, Sweetback montre dans son second album toutes les facettes de sa personnalité : lyrique, furieux, funky, punky, sensuel, possédé…
www.myspace.com/sweetbackpowertrio
Jaffinson délivre un live cru, en associant house filtrée et tronçonnage calculé. On pourra, pour expliquer l’urgence qui suinte de ses turbines electro-house dramatiques, épiques parfois, plaider qu’il vient de la musique métal et hardcore. Il officie en effet en tant que bassiste de l’obscur groupe angevin Sorter. C’est probablement ce qui le différenciera de Justice, Boys Noize ou autre Surkin… Cette jeune et nouvelle tête de la scène house angevine, capable en une paire d’années de se faire un nom et une patte est définitivement parti pour monter très vite, poussé par le blog et netlabel FTW.
www.myspace.com/jaffinson
Dead Souls est un couple de jeunes producteurs qui sortent du hood angevin. Avec leur EP "Sister" fraîchement sorti sur le nouveau label d’André Dalcan Eik You, ils ont décidé d’enrayer la crise sociale à coups de fréquences basses. En mariant la sobriété rythmique toute soviétique de Proxy et les grosses 4 cordes distordues de DFA 1979, ils brûlent les pneus de l’indie techno au visage de groupies venues écouter des ènièmes disciples aveugles de Justice. Mais malgré le fait que Waters of Nazareth les ait probablement aussi choqué qu’une première lecture du Manifeste, il serait cruel de les réduire à cela. Leurs morceaux transpirent une influence punk clairement affichée, les cris gutturaux de No Love Lost rappellent SebastiAn et son révolutionnaire Dog, et l’agressivité insolente de Parasite excite le corps. Abrasives et dramatiques, faites de lignes de basse slap et de sampling doux-brûlant, leurs mélodies dramatiques et leur tendance au trifouillage d’effets pourrait aussi les rapprocher, les jours de pluie, d’Heartsrevolution ou même Siriusmo. En tous cas, un inquiétant nombre de tourneurs de potards et de geeks d’Ableton font leur apparition dans la ville, donnez-leur envie d’y rester !
www.myspace.com/happydeadsouls
** Soirée gratuite pour les abonnés de l’Olympic et du Pannonica (Nantes), du VIP (St. Nazaire) et du Fuzz’Yon (La Roche s/Yon) sur réservation - jusqu’au 25/09/09 - uniquement !
Pour plus d’infos, appelez le 02 41 96 13 40.

